Élio Tisi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elio Tisi « Arabica erotica »

Una macchia si espande sulla carta e la conquista per graduali assorbimenti. Al centro della scena fiorisce in negativo e in candido contrasto il delicato corpo di una donna da percepire piuttosto che da vedere attraverso i suoi atteggiamenti. Da Schiele a Rodin si dispiega fino alle attuali prove un erotismo declinato da allusioni e da illusioni. Elio Tisi pare accogliere questo testimone per deporlo davanti ai nostri occhi come un sogno o come una via di fuga dalla vacua sostanza del quotidiano. Ma anche queste immagini lievitano da un’assensa di sostanza, direte voi. Una simile obiezione è vera solo in parte perché queste tracce, queste impronte, queste macchie forniscono un senso a tale assenza a alla casualità che sembra averle partorite : la convogliano nei delicati e sinuosi meandri del desiderio. Quindi da una deriva ‘’déco’’ e da un impulso informale giunge fino a noi un progetto suggestivo di composizione e di riflessione. E noi ? Noi siamo quello che impariamo a creare e a vedere attraverso l’aiuto dell’artista : un motivo in piu’ per farci catturare da questa improvvista, armonica seduzione. ( Luciano Caprile, critico d’arte)

 

 

 

 

 

 

Narrazione minima (2002)

 

…Pour Elio Tisi il faut reconnaître une valeur ajoutée qui le distingue

et l’identifie: il utilise depuis toujours pour des compositions raffinées,

des feuilles de papier fabriquées par les Papeteries de Fabriano, sa

ville natale, à laquelle son œuvre est intimement liée. A ce propos

en observant les diptyques de cette exposition on remarque

immédiatement et je dirai quasi instinctivement comment les

lignes essentielles du paysage nous rappellent structurellement

les chefs d’œuvre de Giotto conservés dans la ville voisine d’Assise.

Ces lignes rebondissent vers nous au travers de la relecture

métaphysique de Giorgio De Chirico.

La perception d’uniformité visuelle qui résulte de l’acrylique

extrêmement dilué, appliqué à plusieurs reprises avec un petit

pinceau, donne un effet de « pixellisation » de ce qui est

représenté. Les séquences de « Narrazione minima » et

« Pensare il luogo », dont le réalisme du nu se fond

chromatiquement avec l’architecture et la pensée de chaque

jeune fille, se matérialise en une réalité idéalisée,

qui participe à l’ordre de l’harmonie, d’autant mieux

que la recherche de contrastes émotionnels, briguée en d’autres

occasions par Tisi, se transforme, dans cette formulation

constructive, en une rencontre d’un moment dialectique

par delà les tonalités. C’est sa façon particulière d’imprégner et

d’employer la matière picturale sur la feuille qui le convie à

fournir son savoir faire particulier, là où la main et l’intention

aboutissent à l’unisson à appliquer les couches narratives

successives qui capturent peu à peu le regard et le

rendent complice de ce qui se révèle. Il s’agit d’un processus lent 

de séduction qui semble parcourir à nouveau et avec patience les

passages créatifs de l’auteur même. Pour cette raison les images

découpées dans l’espace se marient aisément avec les formes

géométriques qui saisissent leur essence, au-delà de la ligne

de démarcation, dans un moment dépourvu de toutes mesures

humainement concevables…

(extrait de : Lieux de nostalgique légèreté, 2010, Luciano Caprile )

 

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